ET SI LE TRAVAIL ÉTAIT UN FACTEUR DE SANTÉ ET DE PERFORMANCE!!

Pourtant, au départ, c’était pas gagné…

L’étymologie du mot ne fait pas consensus mais voici quelques éléments de définition :

Durant l’Antiquité, le terme latin trepalium (attesté en 582) est une déformation de tripalium, un instrument formé de trois pieux, auquel on attachait les animaux pour les ferrer les soigner, ou les esclaves pour les punir.

Ensuite, le mot travail apparaît au XII ème siècle, selon Alain Rey pour qui il s’agit d’un déverbal de travailler, issu du latin populaire tripaliare, signifiant « tourmenter, torturer avec le trepalium ». Au XII ème siècle, le mot désigne aussi un tourment psychologique ou une souffrance physique.

Heureusement, fin 19ème, début du 20ème, une équipe d’économistes optimistes affirment que :

« Le travail est un élément important pour l’appartenance des individus à une société.»

« La double dimension contradictoire du travail, est à la fois source d’aliénation et acte social porteur d’émancipation. »

Aujourd’hui, les gouvernements successifs tentent de légiférer autour de nouveaux risques professionnels : les Risques Psychosociaux.

En cause, les nouvelles formes d’organisation du travail

mises en œuvre depuis l’après-guerre.

D’abord, le Taylorisme :

Porte comme objectif, le redressement productif : prescription très rigide du mode opératoire (« mode opératoire optimal ») ; mise en place de l’encadrement (contre—maître, chronométre,…), suivi des consignes sans discuter, exécution des tâches sans s’écarter de la consigne (« One Best Way »)

À la fin des 30 glorieuses :

On assiste à un épuisement du modèle :  répétition et production de masse.

Le Toyotisme :

Arrive alors en Europe et tente de renverser le modèle tayloriste en laissant notamment beaucoup plus d’initiative aux ouvriers, inventivité, imagination, mais aussi :

  • Juste à temps – pilotage de la production par la demande
  • Mise en place des Cercle de qualité – niveau très élevé d’exigence. 0 défaut = recherche de la perfection et de la production alors même que la qualité totale n’existe pas.
  • Changements techniques – surveillance de plusieurs machines en même temps (accroissement de la charge mentale)

À la fin des années 80, le New public management :

Fait son apparition et consiste en une restructuration des services publics (privatisation, mise en concurrence privé/public) et une mise en œuvre des procédures contractuelles pour gérer les objectifs.

Ces nouvelles formes d’organisation du travail impactent la santé des travailleurs.

Nous assistons aujourd’hui à un modèle gestionnaire :

Lean management « dégraissage » :  ajustement en temps réel de la demande du client à la production

  • Prévision du travail à l’avance très compliquée, flexibilité, adaptation constante
  • Engagement subjectif du personnel et responsabilisation des salariés. Produire vite et bien en s’adaptant.
  • Flux tendu – chasse aux temps morts qui dégradent les moments de discussions, les échanges informels. 
  • Surcharge de travail, l’opérateur ne peut plus déléguer.

Évaluation individuelle des performances :

Contrôle et surveillance des méthodes à travers l’évaluation individuelle des performances, bien que les opérateurs aient plus de marge de manœuvre.

Nécessaire à la reconnaissance, elle se base sur des indices numériques pour « mesurer » le travail, or le travail est subjectif, vivant, invisible. Elle permet donc de mesurer les effets du travail mais pas le travailler. Il n’est pas mesuré ce que le travail doit au collectif.

Cette méthode abime le collectif si elle est couplée à des menaces, des sanctions en introduisant de la concurrence dans ce collectif. Elle met à mal de la coopération, les défenses collectives avec perte de la confiance en soi et vis-à-vis des autres.

Flexibilisation du travail

  • Fort développement des CDD
  • Augmentation des temps partiels

Mais, nous ne sommes pas obligé.es de subir !

Des solutions existent.

Non seulement, parce que ces situations de travail peuvent altérer la santé psychique et physique des travailleurs mais aussi parce que les arrêts maladie, le turn-over et les accidents du travail représentent un coût exorbitant pour la société (1 à 3 milliards d’€ /an en France) et pour l’entreprise. D’ailleurs, au-delà de l’aspect financier, c’est aussi, l’image de l’entreprise et sa survie qui en dépend. L’humain est la matière première de toute organisation, ne l’oublions pas.

Et oui, le travail est aussi source d’accomplissement de soi, de plaisir, de créativité, de solidarité et donc de santé et de performance ! Il est possible d’agir au quotidien pour se préserver individuellement et collectivement.

En tant que dirigeant.e ou salarié.e, il n’est pas toujours simple de savoir par quoi commencer, avec quelle méthodologie, quels outils, quels partenaires / professionnels peut nous aider ?

SERENN CONSEIL peut vous accompagner sur 3 volets :

  • PREVENTION PRIMAIRE – Accompagnement organisationnel à la mise en œuvre de démarches de promotion de la qualité de vie au travail / de prévention des risques psychosociaux : diagnostic des ressources et contraintes de l’organisation et accompagnement à la mise en œuvre de plan d’actions à court, moyen et long terme.
  • PREVENTION SECONDAIRE – Accompagnement collectif via l’animation de formation de sensibilisation aux risques psychosociaux / élaboration de DUERP, à destination des membres CSE, managers, dirigeants, salariés. Cette formation permet de désacraliser ce risque professionnel et d’identifier les différents types de RPS, les causes et des leviers d’actions permettant de développer la qualité de vie au travail.
  • PREVENTION TERTIAIRE : Accompagnement individuel des salariés en situation de souffrance au travail afin de comprendre le fonctionnement psychologique de la personne et évaluer les conditions de travail impactantes pour éviter la désinsertion professionnelle et/ou envisager une mobilité externe et surtout, qu’ils ou elles retrouvent du « plaisir » et de « l’accomplissement de soi » au travail.